L'association des paralysés de Frances'est inquiétée jeudi des "reculs" dans l'application de la loi handicap adoptée il y a trois mois, notamment sur le chapitre des ressources des personnes handicapées les plus précaires et le calendrier des décrets.
"L'APF s'interroge sur la méthode gouvernementale de rédaction des décrets et s'inquiète des propositions de l'administration centrale atténuant d'ores et déjà fortement certains principes posés par la loi", écrit l'association dans un communiqué en forme de "premier bilan".
L'APF estime ainsi que les titulaires de l'Allocation adulte handicapé (AAH), d'un montant maximum de 599,49 euros par mois au 1er janvier 2005, "verront peu d'avancées".
"Par exemple, le complément de 140 euros annoncé pour la garantie de ressources serait abaissé à 128 euros, même si, depuis l'augmentation de l'AAH au 1er janvier 2005, le montant de la garantie de ressources correspondra bien à 80% du Smic net" comme prévu par le gouvernement, écrit l'APF.
"Si le Smic augmente au 1er juillet, aujourd'hui, aucune garantie n'est apportée pour que l'évolution de cette garantie de ressources suive celle du Smic", poursuit l'APF qui demande "un revenu d'existence à 100% du Smic net".
L'APF affirme par ailleurs attendre "toujours le calendrier et le contenu de nombreux décrets".
Adoptée début 2005, "la loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" prévoit aussi "une prestation de compensation" des surcoûts liés au handicap (aides humaines ou animalières...).
L'APF estime cependant qu'"on est loin du principe d'une prestation de compensation ouverte à toutes les personnes en situation de handicap et intégrale".
En conclusion, l'APF déclare rester "extrêmement vigilante" sur ces points, de même que sur le fonctionnement de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (Cnsa) qui doit gérer les fonds destinés à financer la prestation de compensation.
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(afp)