Pauline Bacquaert a 17 ans et rêve de s'engager dans l'humanitaire. Ça tombe bien, la gagnante du concours Swarado-Handicap International partira début juillet au Cambodge.
La première rencontre avec Pauline a été celle des mots. Un texte magnifique (que vous pouvez découvrir ci-dessous). Entre les lignes pointe le travail énorme pour collecter l'info et surtout une grande sensibilité à la douleur humaine. Pauline, c'est aussi un style rythmé, vif, émouvant.
Deuxième rencontre au téléphone, le vendredi 27 mai. : Pauline, tu as remporté le concours Swarado-Handicap international. C'est toi qui partiras au Cambodge. L'incrédulité, la joie, l'émotion. Des sourires et des larmes pleins la voix. Pauline décolle.
Mercredi passé, c'est la rencontre en direct. Elle nous attend sur la Grand-Place de Mons, où elle poursuit ses études secondaires au collège Saint-Stanislas. Elle est en cinquième (option : math 6 - latin - anglais). Un sourire accroché aux lèvres, le regard déterminé. Toute en spontanéité. Pauline a les pieds sur terre et des rêves plein la tête.
Son projet : travailler dans l'humanitaire. Je ne me vois pas à 25 ans avoir trouvé mon boulot et ne plus en changer, confie-t-elle. Je voulais être médecin, mais les sciences et moi, ce n'est pas ça. Alors je pense que je ferai sciences po pour faire de l'aide au développement. Quand j'ai vu le concours Swarado, je me suis dit : « Ça, c'est pour moi ».
Peur d'être perçue en touriste
Et la victoire ? J'y croyais sans y croire vraiment. Je me faisais des films... Je me disais aussi que, si je ne gagnais pas, j'aurais au moins appris des trucs.
Car la jeune Montoise a bossé pour nourrir son texte : les archives de la bibliothèque de l'école, l'exposition de Jane Evelyn Atwood sur les mines antipersonnel au Musée de la photographie de Charleroi. J'ai aussi été voir le film « Les tortues volent aussi ». J'y ai découvert que les enfants kurdes d'Irak déminent avec leurs dents et puis revendent les mines.
Avide de rencontres, Pauline attend son départ avec impatience. J'ai lu qu'au Cambodge beaucoup de gens ont dû apprendre le français. Ou l'anglais. Ce sera plus facile pour communiquer directement avec eux.
Elle stresse aussi. J'appréhende un peu les visites dans les hôpitaux. J'ai peur d'être perçue comme une Européenne qui arrive en touriste, explique- t-elle, pleine d'humilité.
Pauline multiplie les projets : commencer en septembre la danse orientale et la danse africaine, et peut-être même la boxe. Partir en décembre avec l'école au Sénégal pour réaliser différents projets (planter des arbres dans le désert, construire une maison de jeunes, travailler dans un dispensaire...). Une année chargée pour la jeune fille qui touche de très près son rêve d'humanitaire.
Son texte "AnéaNtissOns l'aboMINablE" est
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>> Source
(www.swarado.be)