Pour les Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) de 2005 à Cologne, 16 000 jeunes handicapés venant du monde entier sont attendus.
L’égalité devant la participation et l’encouragement à la foi de tous les jeunes gens, porteurs ou non d’un handicap, est un principe fondamental des JMJ.
Au niveau des préparatifs concrets les options suivantes sont essentielles:
Oui à l’intégration, non à la séparation
Qu’ ils soient porteurs d’ un handicap ou non, les jeunes gens doivent pouvoir participer en commun aux JMJ. En revanche, les personnes concernées doivent également avoir la possibilité de s’isoler ou d’obtenir de l’aide lorsque cela est nécessaire. Une séparation n’est envisageable que lorsqu’ elle est ponctuelle et qu’elle concourt à une meilleure participation, et dans ce cas uniquement.
Oui à l’autodétermination, non à la tutelle
Le mouvement des personnes handicapées souscrit à la maxime: „Rien ne doit se faire pour nous sans nous“. Cette formule met en exergue la capacité des personnes handicapées à prendre elles-mêmes leur vie en main. C’est ce principe qui évite de faire appel à la „bienveillance“ des personnes non handicapées pendant les JMJ, une réflexion adéquate lors des préparatifs permettant d`assurer un maximum de liberté des mouvements.
Oui à la participation, non à l’exclusion
La participation active est un principe d’action des JMJ. A cet égard, il est fondamental de prendre connaissance des divers obstacles qu’entraînent les différentes formes de handicap. La perception de ces obstacles se limite souvent aux « barrières verticales » qui rendent certains accès impossibles aux personnes en fauteuil roulant. Mais les personnes souffrant d’un handicap sensoriel aussi se trouvent restreintes dès lors que manquent des informations visuelles, auditives ou tactiles. Assurer leur participation n’est pas uniquement un défi logistique, mais aussi un défi pastoral ; il s’agit d`intégrer des personnes handicapées à l’animation de liturgies ou du festival de la jeunesse.
Oui à l assistance, non à la bienfaisance
Quel que soit le degré d’indépendance dont elles jouissent, les personnes handicapées peuvent avoir besoin de différentes aides. Celles-ci dépendent au cas par cas du handicap, du degré de nécessité qui en découle et de la personne elle-même. Malgré la mise à disposition d’appuis techniques et organisationnels, il sera donc nécessaire de prévoir une aide humaine. Les JMJ s’efforcent d’aligner cette aide sur l’assistance définie par le modèle social du handicap afin d’échapper aux anciennes modalités de bienfaisance axées sur la défaillance.
Oui aux besoins spéciaux, non aux généralisations
Le handicap a ceci de particulier qu’aucun cas n’est absolument identique à un autre. Dans la perception de ce phénomène et dans le travail avec des personnes concernées, la prise de conscience de cette unicité est capitale. Personne ne saurait se déclarer plus compétent dans un cas précis que la personne concernée elle-même et il conviendra de faire appel à cette compétence chaque fois que ce sera possible.
Oui à la sensibilisation, non à l’exhibition
Pour les JMJ, encourager les personnes handicapées à devenir acteurs dans certaines manifestations et à en faire état par l’ intermédiaire de divers médias constitue un défi à relever.
Aider autant que nécessaire, aider aussi peu que possible
Ce principe est issu du mouvement des personnes handicapées; il énonce clairement la nécessité de certaines formes d’aide et d’assistance en soulignant le respect de l’autonomie.
Cette notion préside à tous les travaux de préparation, d’organisation et de réalisation des JMJ 2005.
Source
(www.jmj2005.fr)