Agir ici ( agirici.org
), en partenariat avec Handicap International et l'Observatoire des transferts d'armements, a lancé ce mois de juin une campagne de mobilisation pour l'interdiction des bombes à sous-munitions. De quoi s'agit-il? Simplement de «mines antipersonnel qui ne disent pas leur nom». Un conteneur principal, largué par avion ou voie terrestre, s'ouvre en l'air et disperse jusqu'à une centaine de bombes de petite dimension. Celles-ci se répandent sur une zone qui peut atteindre plusieurs hectares. Leur objectif: détruire une cible militaire, empêcher le passage ou le stationnement de troupes, et les mettre hors combat.
Disséminées au hasard, ces bombes sont responsables d'une hécatombe parmi les civils, pendant mais aussi après le conflit, lorsque celles qui n'ont pas explosé au moment de l'impact se transforment en mines antipersonnel. Durant les trois dernières grandes guerres, celles du Kosovo en 1999, d'Afghanistan en 2001-2002 et d'Irak en 2003-2004, plusieurs millions de sous-munitions ont été déversés.
Ce système, qui ne distingue pas les populations des cibles militaires, est «non discriminant»: il viole donc le droit international. Soixante-quatre Etats produisent ou disposent encore de systèmes à sous-munitions dans leurs armées, dont une dizaine d'Etats de l'Union européenne. La France fait partie des sept principaux pays exportateurs de ces armes, avec notamment trois grands groupes impliqués dans leur fabrication et commercialisation, Giat, EADS et Thalès.
Source
(www.liberation.fr/)