Deux collectivités territoriales viennent en appui financier à un institut essentiel pour la médecine régénératrice devenue aujourd'hui un enjeu international. Il accueillera à terme 120 chercheurs.
L'Institut de recherche en biothérapie de Montpellier est appelé à devenir l'un des centres européens leader en matière de médecine régénératrice, discipline consistant à réparer des tissus et des organes à l'aide de cellules souches ou différenciées. L'opération consiste à regrouper sur un même site les équipes de recherche déjà à l'oeuvre dans ce domaine à Montpellier.
Sur un investissement de 14 millions d'euros, Montpellier-Agglomération et le Conseil régional apportent 1,5 million et 5,2 millions d'euros du futur établissement qui doit ouvrir ses portes en 2007 dans le cadre du CHU de Montpellier. L'AFM (Association française contre les myopathies) complète le financement. Tout en reconnaissant que le CHU (6,3 millions d'euros de financement) et l'Inserm (plus de 760.000 euros) dépendaient de l'Etat, Georges Frêche, président des deux collectivités, a regretté son absence directe « sur ce projet qui sera leader en Europe » et son désengagement général sur la recherche.
Le projet d'Institut de recherche en biothérapie inscrit au Plan Hôpital 2007, est selon Alain Manville, directeur général du CHU de Montpellier, « un centre de recherche référent de niveau international dans un domaine, la médecine regénératrice, appelé à devenir un des axes majeurs de l'industrie pharmaceutique ».
Six modules de recherche
L'institut porté par le CHU et l'Inserm vise à regrouper sur un même site - bâtiment de 2.700 mètres carrés de surface utile - des équipes de recherche afin de développer les activités de biothérapie cellulaire et génique en associant recherche fondamentale et appliquée, activités cliniques et de production mais aussi création d'entreprises. Le bâtiment abritera 6 modules de recherche de l'Inserm et 4 laboratoires de recherche et de développement du CHU autour de zones techniques communes. Une partie des locaux permettra d'accueillir 5 compagnies privées qui pourront y installer leurs laboratoires et leurs bureaux. Le nouveau site ouvrira en 2007. Il accueillera à terme 120 chercheurs.
La région envisage de créer un bâtiment pouvant accueillir 8 entreprises supplémentaires. Deux sociétés, Cellgen (vaccination tumorale) et Neureva (maladies neurologiques) travaillent déjà sur la médecine régénératrice au sein de ces laboratoires.
JACQUES RAMON
Source :
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