Et le dispositif prévoit de créer 500 000 emplois en trois ans
La Pologne ayant fini par accepter une TVA à 5,5 %, toute une gamme de services (rattrapage scolaire, nettoyage, aide aux repas à une personne handicapée...) vont pouvoir être industrialisés à des prix raisonnables.
Employant actuellement plus de 1 300 000 personnes, les services à la personne constituent le secteur de l'économie française dont la croissance, en termes d'effectifs, a été la plus forte au cours des quinze dernières années (5,5 % par an depuis 1990).
C'est l'équivalent d'un million d'emplois à un plein temps qui ont été ainsi créés par les déductions fiscales liées au chèque emploi-service. Deux cent mille autres emplois sont le fait du secteur associatif qui a développé une offre spécifique pour les personnes âgées et handicapées, le reste étant occupé par des PME relevant du secteur privé.
Pour les services à la personne, le gouvernement a créé le chèque emploi-service universel (CESU) par fusion du chèque-emploi service (CES) et du titre emploi-service (TES) auparavant distribué par les comités d'entreprise. Le CESU conserve la déduction fiscale de 50 % du CES mais permet de la cumuler avec un abondement offert par l'employeur (TES). Celui-ci se voit exonéré de charges sociales et obtient en sus un crédit d'impôt de 25 %.
Le plan comprend aussi un certain nombre de mesures pour inciter de grands opérateurs à industrialiser une offre de services sur l'ensemble du territoire. Et les grands réseaux associatifs n'ont pas hésité à s'allier avec eux : quatre grandes enseignes concurrentes mêlant Familles rurales et Groupama d'un côté, l'ADMR-Crédit mutuel et la compagnie d'assurances AG2R de l'autre ou l'Unassad et la Mutualité sociale vont prochainement se faire connaître du grand public. Accor, les Caisses d'épargne ou le Crédit agricole et d'autres émetteurs de chèques emploi-service lorgnent aussi sur ce domaine.
IM
Source : http://www.universalpressagency.com