Un an après le vote de la loi handicap, l'un des grands projets du quinquennat de Chirac, certaines avancées se sont concrétisées, comme les Maisons du handicap ou la prestation de compensation. Pour les associations, cette loi a bien des effets positifs. Mais comme elle est encore inégalement appliquée, elles promettent de surveiller avec vigilance sa mise en place. Le ministre délégué aux personnes handicapées, Philippe Bas, fait un tour de France pour débloquer certains dossiers.
La plus grande loi handicap en France depuis trente ans
C'était le 11 février 2005. Le gouvernement adoptait la loi handicap, projet cher au président de la République Jacques Chirac. Un an après, l'heure d'un premier bilan est arrivée. Saluée par les associations de personnes handicapées, cette loi reste pourtant inégalement appliquée. Un problème que le ministre délégué aux personnes handicapées, promet de résoudre.
La loi nouvelle prévoit la construction d'une maison du handicap, sorte de guichet unique pour les handicapés, dans chaque département. Depuis le 1er janvier, chaque département doit avoir cette Maison des personnes handicapées, qui est en fait un lieu d'accueil et d'information qui doit faciliter les démarches. Sur le papier juridiquement, ces Maisons sont presque toutes créées, mais elles ne sont pas forcément installées. Le ministre délégué aux Handicapés, Philippe Bas qui a entamé un tour de France des Maisons du handicap estime que globalement, elles sont en ordre de marche et ont au moins un numéro de téléphone et une adresse. Mais lorsque l'on discute un peu avec les personnes handicapés, on s'aperçoit que dans certains départements, elles n'arrivent même pas à trouver le numéro à appeler. Toutes n'ont pas encore de locaux, mais là où elles sont ouvertes, ces Maisons simplifient effectivement la vie des personnes handicapées.
La prestation de compensation du handicap, et les autres mesures
Les textes sont entrés en vigueur, mais on en est à la mise en place. Par exemple, la grande révolution de la loi, c'est la Prestation de compensation du handicap, une aide unique qui comme son nom l'indique, compense les conséquences du handicap. Cela veut dire par exemple, une aide humaine pour payer un auxiliaire de vie ou indemniser un parent, une aide pour aménager son logement ou sa voiture ou encore pour acheter un fauteuil ou un chien guide. C'est une garantie de ressource à hauteur de 80% du Smic pour les personnes handicapées ne pouvant pas travailler. Les associations ont salué la création de cette aide versée selon le projet de vie de la personne handicapée. Mais elles trouvent aujourd'hui que les plafonds instaurés sont trop bas.
Il y a une autre mesure qui satisfait les associations, l'obligation de scolariser les enfants handicapés dans l'établissement le plus près de chez eux, sauf si les parents souhaitent l'inscrire ailleurs. Seul problème : la formation de ceux qui les accueillent. Il y a d'autres mesures de la loi qui sont entrées en vigueur mais dont on ne verra les effets que plus tard. Sur l'emploi, notamment, avec des sanctions plus strictes pour les entreprises qui ne respectent pas les six pourcents d'embauches de personnes handicapées. Même chose pour l'accessibilité des transports et des lieux accueillant du public où le délai est de dix ans.
Le ministre Philippe Bas, a promis que ces cas seraient réglés rapidement. Le ministère fait le tour des départements pour débloquer les dossiers. Les associations qui trouvent que la loi du 11 février est une bonne loi, promettent de surveiller de près sa mise en place.
C.S-L. avec Frédérique Prabonnaud
Source : http://www.rtl.fr/info/