46% des personnes handicapées seraient à la recherche d'un emploi, depuis plus d'un an Il y a un an, le 11 février 2005, la loi handicap « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté » était votée. Cette loi, convaincra-t-elle les chefs d'entreprise à embaucher des personnes handicapées ?
Pour les responsables des associations des handicapés : « Les personnes n’ont pas encore vu la concrétisation des avancées de la loi, elles sont impatientes ». Depuis janvier 2006, la loi est plus ferme à l'égard des entrepreneurs qui ne font aucun effort en faveur des handicapés. Elle veut les faire sortir de leur enfermement social, en revendiquant plus fort l'obligation d'emploi.Un quota de 6 % de handicapés dans l'effectif a été instauré pour les entreprises de plus de 20 salariés en 1987 : l'entreprise qui ne répondait pas à cette obligation devait verser à l'Agefiph 300 à 500 fois le taux du Smic horaire, soit environ 4 025 euros par employé handicapé manquant. Le législateur a décidé de frapper plus fort : les amendes sont passées de 400, 500 à 600 fois le Smic, selon la taille de l'entreprise, et 1 500 si, au bout de trois ans, l'entreprise n'a rien mis en place. Reste que plus de 25 000 entreprises en France n'ont pas encore bougé. La loi laisse 3 ans, aux chefs d'entreprise, pour se mettre en conformité. C'est dans ce cadre, que la CCI de Strasbourg organisait, hier (27/02), une conférence pour expliquer aux chefs d'entreprise que ces travailleurs là, ne sont pas moins performants que d'autres.
Source : France 3 Alsace