L’ancien champion du monde, l’un des mythiques « Bleus », Christian Karembeu a accepté d’associer son nom à la noble cause de Cheval Dire. L’association basée à Milemont, près de Houdan, met le cheval à la portée des personnes handicapées.
« Mes poches sont vides. Mais je suis fière. » Un sourire rayonnant aux lèvres, Elsa Milgrom remercie tous ceux et toutes celles qui, de près ou de loin, l’ont aidée à donner vie à l’association « Cheval Dire ». Grâce à elle quarante-cinq personnes handicapées découvrent l’équitation dans le domaine du château de Milemont, près d’Orgerus et Garancières. Ils viennent régulièrement du centre Jacqueline-Mallet de Richebourg, du Sessad de Versailles et d’autres instituts médico-éducatifs des Yvelines. Le benjamin a 3 ans et le plus âgé 65 ans.
« Leur joie, leur émotion, leur sourire me font oublier les heures d’angoisse, le doute, et confirment le bien-fondé de notre démarche », poursuit-elle.
Une démarche que partage depuis peu le footballeur Christian Karembeu. Avec simplicité et gentillesse, le champion du monde a accepté d’être le parrain de l’association et de se faire son porte-parole pour collecter des fonds. « C’est un projet thérapeutique et social qui mérite que l’on s’investisse », affirme-t-il (lire aussi ci-dessous).
Dimanche entouré d’une pléiade de célébrités du petit écran, il a participé à la Journée portes ouvertes qui s’est déroulée au château de Milemont. Laurent Weil, le nouveau « monsieur cinéma » de Canal Plus, Magloire, présentateur sur M6, le karatéka Jamel Bourras, Olivia Adriano, de « Vidéo gags », Emilie, de la Star Ac, ou encore Xavier des Queers, présentateur sur TF1, étaient aussi de la partie. Pas de quoi former une équipe de football, mais assez pour créer un groupe de supporters prêts à faire entendre la cause de Cheval Dire.
Equitation adaptée
L’aventure de Cheval Dire (le nom de l’association vient bien sûr du jeu de mot enfantin) a débuté en 2001. Passionnée par la nature et amoureuse des animaux, Elsa Milgrom a commencé par sauver de leur calvaire des chevaux maltraités. Un… puis deux… puis trois… Tanka, Vulcain, Quick, Pénélope, Azur ont rejoint le domaine de Milemont ou Elsa a loué une ferme et 20 hectares de prés.
A force de patience et de douceur, elle a réussi à rééduquer ses pensionnaires. Neuf au total. « Une fois que ce travail a été fait, je me suis dit : pour quoi ? pour qui ? C’est ainsi que l’idée d’ouvrir un centre équestre pour les personnes handicapées est née, raconte-elle. Cheval Dire a vu le jour en octobre 2005. « Grâce à du matériel adapté dans un lieu sécurisé et avec une monitrice qui a suivi une formation spéciale, nous mettons le cheval à la portée des personnes handicapées », explique Elsa Milgrom.
Face aux enfants, le cheval a réponse à tout. Il tonifie la masse musculaire, détend la masse tendineuse et fortifie la masse osseuse il améliore l’oxygénation et l’équilibre. Les bienfaits sont à la fois physiques et psychologiques.
Volontairement, Elsa Milgrom a tenu à ce que les prix soient particulièrement bas. Seulement 8 euros la séance d’une heure par personne. Cela ne couvre que 20 % des frais de fonctionnement. Il faut donc impérativement que Cheval Dire trouve des financements extérieurs pour poursuivre cette belle aventure. C’est pourquoi l’association propose des parrainages d’enfants ou de chevaux. L’appel est lancé.
Pour plus d’informations : Cheval Dire, La Petite Ferme, domaine de Milemont, 78940 Milemont. Site Internet : www.cheval-dire.com. Courriel : cheval.dire@equivala.fr
Christian Karembeu : « Offrir des moments de liberté »
Avec son épouse Adriana, Christian Karembeu est à bonne école. Elle s’est engagée dans la lutte pour les droits de l’homme, s’est investie aux côtés de la Croix-Rouge. Son footballeur de mari n’est pas en reste. Déjà parrain de SOS-Villages d’enfants, avec Cheval Dire, il s’est trouvé un nouveau… cheval de bataille.
Pourquoi avez-vous accepté de parrainer Cheval Dire ?
La rencontre est récente. Elle date de quinzze jours. Mais j’ai trouvé le projet magnifique. Prendre des chevaux blessés, maltraités, les remettre en selle pour ensuite permettre à des personnes handicapées, qui n’ont pas de moyens de locomotion, de découvrir l’équitation, c’est une belle idée. C’est une façon de leur offrir des instants de liberté. Et puis il y a le côté naturel. Quand on m’a proposé d’être le parrain j’ai dit « oui » tout de suite.
Qu’allez-vous faire pour l’association ?
D’abord, je vais communiquer, parler d'elle autour de moi. Nous avons besoin de fonds pour continuer cette action. J’en ai déjà parlé dans le milieu hippique avec des jockeys. Ils trouvent le projet très intéressant. Les personnes handicapées ont une imagination, une vitalité que l’on ne soupçonne pas. Le cheval est un bon moyen de leur permettre d’exprimer cela. Je pense donc que nous pourrions grandir, nous développer.
Un petit mot de foot. Vous allez suivre le match France-Slovaquie avec Adriana mercredi ?
Oui, bien sûr ! Elle soutiendra l’équipe de Slovaquie et moi l’équipe de France. C’est normal. Mais c’est le jeu qui doit vivre avant tout et que le meilleur gagne !
Francine Carrière
Le Courrier de Mantes
Publié le: 01 mars 2006
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Source : http://www.courrierdemantes.com/