Depuis deux ans, on s'y perd un peu. Si vous avez tourné les pages de votre agenda ou scruté votre calendrier vous avez peut-être déjà noté que le lundi de Pentecôte, désormais journée de solidarité pour les personnes âgées, est fixé cette année au 5 juin. Mais comme les années précédentes, de nombreuses questions reviennent. Ce jour est-il un jour travaillé ? Un jour chômé ? Le point secteur par secteur.
Comme un jour férié dans le secteur public
Jour férié ? Jour travaillé ? Le lundi de Pentecôte est fixé cette année au 5 juin. Ce jour travaillé mais non rémunéré permet de dégager quelque deux milliards d'euros par an, récoltés par la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), qui les allouent à la prise en charge des personnes âgées et handicapées. Mais il faut bien dire que depuis deux ans, on s'y perd un peu. Qu'est devenue la journée de solidarité pour les personnes âgées ? Qui travaille ? Qui se repose ?
Première réponse : dans le secteur public, cela va fortement ressembler fortement à un jour férié. Tous les établissements scolaires seront fermés, écoles primaires, collèges, lycées. Pas de cours assurés, repos pour les élèves. Les enseignants devront en revanche travailler une journée supplémentaire, ou deux demi-journée, sans les élèves, pour des réunions pédagogiques. La date est fixé par chaque chef d'établissment, mais en général ce n'est pas le lundi de Pentecôte.
Dans les mairies, et dans les administrations, comme à la sécurité sociale ou aux impôts, les établissements seront là aussi fermés, à quelques exceptions près. Les salariés se verront décompter en échange un jour de RTT ou un jour de congé au titre de la journée de solidarité. Même chose à la Poste, où on ne travaillera pas le lundi 5 juin.
A la carte dans le privé
Dans le privé, c'est plus compliqué : c'est grosso modo à la carte. Chaque employeur peut s'organiser librement. On va travailler par exemple chez Danone, mais pas chez Virgin, ni à la BNP comme dans la plupart d'ailleurs des grandes entreprises françaises où en général, on retiendra à chaque salairé un jour de RTT.
Il y a aussi quelques casse-tête : les transporteurs routiers, par exemple, sont censés travailler. Mais comme la plupart des français seront en congés, il leur est interdit ce jour là de circuler... Enfin, comme l'an dernier, il y a les chanceux pour qui ce sera férié et gratos. Total, TF1 et les sociétés d'assistance font cadeau à leurs salariés de cette journée. Ce sont les entreprises qui payeront la contribution à l'Etat.
Myriam Alma
Source :
http://www.rtl.fr/