La loi "Handicap" du 11 février 2005 va fêter ses deux ans. A trois jours de cet anniversaire, Philippe Bas a souhaité faire un point en Conseil des ministres, le 7 février, sur l’application de cette loi et tracer les perspectives pour les mois à venir.
"Pour faire appliquer la loi le plus efficacement possible, j’ai utilisé la même méthode qui guide toute mon action. Cette méthode, c’est la concertation, le test sur le terrain et l’action", a souligné Philippe Bas avant d’évoquer les retombées de la mise en oeuvre de la loi. Aujourd’hui, les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) sont installées. L’Etat et la Caisse nationale de solidarité et d’autonomie (CNSA) ont dégagé des moyens importants pour leur mise en place : 70 millions d’euros ont été attribués en 2005 et 2006, et 1 400 agents ont été mis à disposition ou recrutés.
La loi de 2005, c’est également deux priorités : l’insertion à l’école et en milieu professionnel. En 2006-2007, quelque 151 000 élèves handicapés ont été scolarisés. Dans le milieu du travail, il existe une obligation d’embauche : les personnes handicapées doivent représenter 6 % des effectifs. Le ministre a indiqué que si le taux des salariés handicapés a progressé - il est passé de moins de 2 % en 1987 à 4 % aujourd’hui -, l’effort ne doit pas être relâché. Un plan pour l’emploi est mis en oeuvre depuis novembre 2006, en liaison avec les MDPH. L’objectif : proposer à toute personne handicapée sans emploi, dans les 6 mois suivant sa demande, un chemin d’insertion professionnelle.
Dépasser les ambitions de la loi
"Dans plusieurs domaines, j’ai voulu dépasser la loi, parce que si la loi peut beaucoup, elle ne peut pas tout", a précisé Philippe Bas. Des mesures supplémentaires ont été prises : 40 000 places mises en oeuvre dans les établissements et services entre 2003 et 2007, minimum invalidité revalorisé, 10 % de places créées en établissement spécialisé réservées aux personnes âgées handicapées...
Faciliter la vie quotidienne
Les démarches administratives doivent être facilitées pour les personnes handicapées. A l’approche des échéances électorales, elles doivent, par ailleurs, être en mesure d’exercer pleinement leur citoyenneté : un effort sera demandé en termes d’accessibilité (isoloir adapté au passage d’un fauteuil roulant, sous-titrage des programmes officiels de la campagne....).
Enfin, des écoles de vie autonome seront créées afin de permettre à des personnes handicapées motrices ou des lésés cérébraux de faire l’apprentissage de l’autonomie : "Donner des soins, des places, c’est une chose, pouvoir former à l’autonomie, c’en est une autre. C’est leur permettre de dépasser leurs propres limites", a conclu Philippe Bas.
Source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/actualites_20/loi_handicap_deux_ans_57699.html