Présentant hier à Paris la charte d'engagement visant à intensifier l'embauche et le maintien de travailleurs handicapés dans la fonction publique, le Fonds pour l'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) a souligné que les administrations publiques ne satisfont pas, globalement, à l’obligation de recruter 6% de travailleurs handicapés danss leurs effectifs.
Fin 2006, l’Etat n’employait que 3,59% de personnes handicapées, les collectivités locales 3,47% et la fonction publique hospitalière 3,57%.
En 2006, les employeurs publics ont versé plus de 54 millions d’euros au FIPHFP. Les sommes recueillies iront croissant jusqu’en 2010. Les employeurs n’ont versé l’an dernier que 20% de la somme dont ils étaient effectivement redevables. Dès 2007, ce taux sera porté à 40%, puis 60% l’année suivante, 80% en 2009, et l’intégralité dans trois ans.
Depuis janvier 2006, la loi fait obligation aux employeurs publics occupant au moins 20 agents de réserver 6% de leurs postes aux personnes en situation de handicap. A défaut, ils doivent verser au FIPHFP une contribution annuelle proportionnelle à l’écart entre le nombre effectif de travailleurs handicapés qu’ils emploient et leur obligation.
«L'administration a un devoir d'exemplarité», a expliqué Martine Faucher, présidente du Fonds. «Encore aujourd'hui, environ 30% des personnes handicapées en capacité de travailler sont au chômage», a-t-elle rappelé.
En 2006, 9.083 employeurs publics étaient assujettis au FIPHFP.
Source : http://www.maire-info.com/article.asp?param=8420&PARAM2=PLUS